« Madeleine time » n° 1 : gourmandises de Normandie

Le fruit de Normandie ? La pomme, bien sûr !

J’aime bien, de temps en temps, vous faire découvrir de bonnes douceurs sucrées. Je vais les appeler des « madeleine time », en référence aux moments partagés avec une amie, lorsque nous nous retrouvons autour d’une tasse de thé et de douceurs sucrées pour papoter. Premier « madeleine time » de l’année !

J’ai profité d’un week-end à deux pour découvrir la Normandie, ses paysages verdoyants, ses randonnées au sommet des falaises, ses gourmandises et tout particulièrement la ville de Cherbourg. Une bien jolie ville, avec de nombreuses anciennes bâtisses et son célèbre atelier de parapluies. Pensez bien que nous avons joué les gourmands en partant à la découverte de spécialités culinaires du coin ainsi qu’en faisant un crochet à la fameuse maison du biscuit ! Si vous avez l’occasion d’y passer, son salon de thé « façon saloon » vaut le détour.

Dans nos bagages, il y avait, entre autre, des spécialités de la maison Peltier. Depuis 1946, elle propose des produits de fabrication artisanale, majoritairement locaux. Elle a également à cœur de protéger les abeilles, une valeur que je partage étant moi-même marraine d’une ruche. Petite dégustation donc d’un pain d’épices et de croquants, au bon goût de pommes, qui se mélange merveilleusement bien avec le miel. Saviez-vous, d’ailleurs, qu’on pouvait faire de la farine de pommes ?

Délices de la maison Peltier

Les biscuits, touche meringuée, croustillent sous la dent, le gâteau est son contraire, bien moelleux. De quoi se régaler, pour un « madeleine time !

Saucisses,cuisine zéro déchet et compagnie

Tour du monde d’initiatives positives

Pour commencer ce tour du monde, je vous emmène en Australie. Là-bas, devant l’inaction de son gouvernement face à l’urgence climatique, un homme a decidé de racheter la première compagnie énergétique du pays.

Le but ? Y fermer les centrales à charbon afin de les remplacer par des sources d’énergie renouvelables. Fallait oser !

Petit tour maintenant en Europe, en Allemagne plus exactement. C’est connu, une consommation de viande excessive, ça n’est pas terrible pour notre chère planète. Alors une jolie initiative y a été prise pour encourager à modifier ses habitudes, sans pour autant abandonner les célèbres Bratwurst Currywurst évidemment ! Je verrai bien la même par chez nous ! Sous réserve qu’on ne se mette pas à déforester davantage notre chère Amazonie, c’est évident.

En parlant d’Amazonie, on part en Équateur et ensuite au Brésil ? Pour l’Équateur, c’est une première. La Cour suprême vient de reconnaître le droit des communautés autochtones à avoir la décision finale sur les projets pétroliers, miniers et compagnie qui affectent leurs terres. Youpi ! Et au Brésil, cette nouvelle vient de mon « so good » préféré. Connaissez-vous le projet «  Favela Organica » ? Initié par Regina Tchelly, il a pour but de développer dans les favellas une cuisine durable et de sensibiliser à la gastronomie « zéro déchet ». Elle propose donc des cours de cuisine aux habitants, les invitant à prendre des fruits et légumes qu’ils peuvent faire pousser chez eux et à les utiliser au maximum. Ils apprennent ainsi à préparer de bons petits plats, qu’ils peuvent ensuite revendre pour créer pourquoi pas leurs entrepreprises. J’y goûterai bien, moi !

Et pour la dernière bonne nouvelle, en route le Kenya ! Récemment, 175 pays s’y sont retrouvés afin de se mettre d’accord pour mettre fin à la pollution plastique. Ils envisagent, d’ici 2024, de créer un accord international juridiquement contraignant qui s’étendra à l’ensemble du cycle de vie du plastique, afin de réduire de plus de 80 % le volume de plastique entrant dans les océans. Allez, on y croit ?

Le coin « lecturécolo » : les catastrophones

Et si l’effondrement, on en parlait avec humour ? C’est l’idée de cette bande dessinée !

L’histoire débute au moment où une pandémie éclate. Ça ne vous rappelle rien ? Elle met en scène un couple qui prend alors conscience que la civilisation peut s’effondrer. Ils nous invitent dans leur quotidien, partagent leurs cauchemars (chérie, j’ai rêvé que tous le monde portait un masque!), leurs états d’âme, leurs solutions pour ce monde d’après, se demandent comment aborder le sujet avec leurs enfants…

C’est drôle, même si parfois c’est de l’humour noir (ou comment régler le problème de la surpopulation). Faire un potager ? Bonne idée, on plantera des pizzas et des kebabs ! Créer une communauté ? Il faudra bien s’entourer. Qui de l’expert de la montée des eaux ou de celui qui sait comment réagir dans n’importe quelle situation leur sera le plus utile ?

De débats en idées un peu folles, ces personnages nous invitent à réfléchir à ce que l’on veut vraiment laisser aux jeunes et futures générations. Parce que quand même, depuis le « rapport Meadows » de 1972* sur les limites de la croissance, de l’eau a coulé sous les ponts. Et déjà à l’époque, pour ses auteurs, nous étions « à bord d’une voiture qui s’était déjà jetée de la falaise ».

J’ai particulièrement aimé leur débat sur le téléphone portable, futur outil de survie : la chute est drôle ! Aborder l’effondrement qui nous guette avec humour ? Voilà une bonne façon de se motiver à l’éviter, non ?

* source : Erwann Menthéour : les chances qu’il nous reste, aux éditions Fayard

Tronchet : les catastrophobes, ed Fluide Glacial Audie

« Chiche », une recette !

Février et les légumineuses

En ce début d’année, je me rattrape côté recettes ! Comme février est le mois au cours duquel on célèbre les légumineuses via une journée internationale, je vous propose une recette aux pois chiches. J’en suis fan, ce sont mes légumineuses préférées, je pourrais en manger à toutes les sauces.

Prenez une botte de blettes. Selon sa taille, coupez tout ou une partie du vert, le blanc pouvant être cuit à part dans le riz ou les pâtes pour être congelé pour une prochaine recette. Coupez-le en petits morceaux. Faites cuire une dizaine de minutes avec un peu d’huile, de pépin de raisons par exemple. Ajoutez, en fin de cuisson, une boite de pois chiches de taille moyenne, saupoudrez de graines de sésames. Laissez mijoter quelques minutes de plus, en ajoutant du riz / des pâtes selon votre envie, et régalez -vous de ces bonnes protéines végétales !

Vous voulez une idée pour utiliser le blanc des blettes ? Par ici !

Un resto près du Rhône

En déplacement professionnel, à Tain l’Hermitage ces jours-ci, ville connue pour son chocolat Valrhona, nous sommes allées entre collègues à la découverte d’un petit restaurant au nom bien sympatique : Tarte et Pinard. Je vous fais découvrir ?

Situé à deux pas du Rhône, dans les ruelles de l’ancien Tain l’Hermitage, ce restaurant propose une cuisine régionale, où les produits de saisons et issus des producteurs locaux sont privilégiés. Côté décoration, l’escalier en colimaçon mène vers une salle où nappes en toile cirée et objets rétros posés sur étagères créent une ambiance « comme à la maison ». Le menu proposé est comme je les aime, avec des jeux de mots. Qu’est-ce qui vous tentera ? Un « chicchic chicons », un « chiche de patienter » ou encore un « allô maman bobo » ?

Pour ma part, j’ai craqué pour « l’ami caouette ». C’est un dos de lieu noir accompagné de petites pommes de terre et de son flan de carottes, avec une sauce légèrement pimentée aux cacahuètes. Un régal ! En dessert, j’ai jeté mon dévolu sur une « tart’a gueule à la récré » : une tarte aux fruits aux notes acidulées, accompagnée d’une meringue croquante, parsemée de petites fleurs. Je suis tout simplement retombée en enfance…

Chez « Tarte et Pinard », on propose, comme ils le disent eux-mêmes, une cuisine à « savourer avec gourmandise ». Et c’est vrai ! La cerise sur le gâteau ? L’équipe nous a gentiment donné le secret pour avoir des poireaux vapeurs, goûtés par ma collègue, aussi bons. Peut-être qu’à vous aussi, ils vous le diront !

Un repas d’anniversaire

Défi ! Végétarien et presque zéro déchets !

Cette année, pour mon repas d’anniversaire en famille, j’ai testé un menu végétarien et presque zéro déchet. Défi plutôt bien relevé, avec un emballage de fromage et quelques bocaux en verre, le reste transporté dans des sacs en tissus ! Je vous présente le menu ?

Pour l’apéro, quelques arachides et des grains de maïs salés achetés en vrac, des olives et des tartinades de légumes accompagnées d’un pain de seigle. J’ai testé à ce sujet une recette magique dont je vous parlerai une autre fois ! En plat principal, j’ai cuisiné des pommes de terre farcies au butternut et au fromage.

Pour les réaliser : j’ai coupé mes pommes de terre en deux, gratté l’intérieur avec une cuillère afin de les creuser. Pendant qu’elles commençaient à cuire au four (environ 15 minutes à 200°C), j’ai fait revenir les morceaux récupérés avec un peu d’huile, en ajoutant du romarin et du sel. A part, dans une casserole d’eau, j’ai fait cuire mon butternut coupé en gros (20 minutes). Une fois cuit, il suffit de gratter l’intérieur ! Puis, j’ai ajouté dans les pommes de terre les deux mélanges, des tranches de fromage de chèvre, le tout au four une bonne demi-heure. Et voilà, place maintenant au dessert !

J’ai cuisiné un gâteau au chocolat, aussi bon que celui de ma grand-mère. J’ai mélangé ensemble trois œufs et 50 grammes de sucre. Pendant ce temps là, le chocolat (200 grammes) était en train de fondre. J’ai ajouté quatre cuillères à soupe de compote de pommes, 50 grammes de farine et mélangé le tout avant d’y ajouter le chocolat. Le tout au four pour une vingtaine de minutes. Ce gâteau là, il est toujours aussi bon !

Mes coups de coeur de l’année sont…

Avant de vous proposez de nouvelles découvertes pour 2022, petit tour d’horizon de mes coups de coeur de l’année 2021 !

Commençons par mes « tour du monde » : mes trois préférés ? Les entrepreneurs pour la planète, pour qui écologie rime avec business. Une belle idée ! Ensuite, du côté de l’Inde, cette idée de ne plus laisser les touristes se promener avec des bouteilles d’eau en plastique. Je la trouve formidable ! Il y a, enfin, ces livreurs à vélo qui proposent des livraisons éthiques : hâte que cela se développe !

Voici maintenant mes trois trouvailles d’écolo en herbe préférées. Tout d’abord, mes lasagnes végétariennes. J’y pense, je n’ai mis que trop peu de recettes sur ce blog, je compte bien y remédier cette année ! On reste dans la gourmandise ? Vous prendrez bien une tasse de thé à l’orange ? C’est une merveille ! Et pour finir, un peu de culture, avec une BD qui donne de bonnes idées !

Et vous, votre coup de coeur ?

2022

En ce début d’année, j’ai envie de partager une vidéo avec vous. C’est un zapping sur les cinq années qui viennent de s’écouler sur un joli projet. Une histoire d’hommes et de femmes qui se retrouvent autour de bons petits produits, fabriqués en partenariat avec les consommateurs. Petit clin d’oeil au passage à « au nom de la terre », l’un de mes coups d’coeur culture, évoqué dans la vidéo. Voici « il était une fois l’histoire d’une petite brique aux grands yeux bleus » ! Belle année à vous !

Il était une fois…un chocolat

Connaissez-vous Chocolonely ?

Noël vient de passer, mais il est encore temps de conter de belles histoires… Surtout quand elles parlent de chocolat !

Jadis, un jeune homme nommé Teun fit une découverte qui l’étonna beacoup : le chocolat n’était pas souvent fabriqué dans les meilleures conditions qui soient. Il eût alors une idée : prouver au monde que l’on pouvait faire du chocolat autrement, et embarquer des millions de gens dans l’aventure. C’est ainsi qu’à l’aube du 21ème siècle, l’histoire de Tony’s Chocolonely commença.

J’ai découvert cette fabuleuse idée il y a un an environ. Rendre toute l’industrie du chocolat 100% sans esclavage : et pourquoi pas ? Je me lance donc également dans l’aventure, en attendant de pouvoir croquer à pleines dents l’un de leurs chocolats. L’été dernier, en vacances dans la ville Rose, je me rends dans l’un de leurs points de vente afin de le tester en famille.

Deux tablettes au menu : chocolat au lait et chocolat au caramel beurre salé. Tony’s chocolonely n’avait pas menti : un chocolat « incroyablement savoureux », dans un emballage en papier (issu des forêts gérées de manière durable) était au rendrez-vous ! Toutes générations confondues, ce chocolat a beaucoup plu. Ses tablettes, bien épaisses, donnent envie de croquer dedans.

Tony’s choco lait

Quand vous les ouvez, c’est un cacao très parfumé qui vous transporte dans le monde imaginaire de Willy Wonka. Pour lequel ai-je davantage craqué ? Pour celui au caramel beurre salé, avec ses petits morceaux qui venaient craquer sous la dent. Si un jour vous y goûtez, je vous invite à en prendre un morceau et à le laisser fondre sous la langue, pour libérer toute sa saveur.

Tony’s caramel

Vous me raconterez votre « Tony’s moment »?

Séance ciné-écolo

Préparez vos pop corn, le film « écolo » va commencer. Après « la forêt contre-attaque« , voici « Animal » !

C’est l’histoire de deux adolescents, Bella et Vipulan, qui s’interrogent sur le devenir de la planète. Alors ils partent autour du monde, accompagnés d’un adulte, avec une question en tête :

comment trouver un équilibre entre les humains et le reste du vivant ?

nvnbbnfgf

Après Demain, Cyril Dion nous présentent ici « Animal ». Bien sûr, au cours de leur aventure, on leur parlera de surpêche, de destruction de paysages, d’élevage intensif ou encore d’invasion de plastique. Mais aussi et surtout, de la beauté du monde. Ils partiront à la rencontre des éléphants, découvriront comment faire cohabiter les loups et les moutons, s’émerveilleront devant un ban de dauphins en liberté.

Ce que j’ai aimé ? Que l’on montre l’absurdité du système actuel, un peu, des gens qui se lèvent pour agir et proposer des solutions pour construire demain, beaucoup. D’un amoureux de la savane à la célèbre Jane et ses chimpanzés, en passant par un défenseur des plages ou des fermiers ayant fait « un jardin extraordinaire », il y a là de quoi trouver l’inspiration !

Je l’ai aimé, ce voyage à travers le monde, qui rappelle l’importance d’agir, de faire sa part, pour donner envie à son voisin de s’y mettre aussi. « Animal » nous rappelle que tout est lié, et qu’on ne peut se permettre de laisser la seconde moitié des espèces animales disparaître de la Terre. A ce propos, une réplique du film m’a marquée. Elle raconte que si l’Homme disparaît, la fourmi continuera son bonhomme de chemin. Par contre, si c’est la fourmi qui disparaît, l’Homme aura du mal à continuer le sien. La Fontaine était-il écolo avant l’heure, quand il disait « on a toujours besoin d’un plus petit que soi » ?